A Ni SOHOMA !!
Quelques lignes et photos pour vous donner des nouvelles et vous aider à imaginer le quotidien des Fleury sur le continent africain. Certains d‘entre vous ayant manifesté une réelle curiosité et intérêt pour ce continent avec des questions pertinentes, par exemple, sur le lien avec Bourg en Bresse et Bobo- Dioulasso, nous tenterons d’y apporter quelques réponses ! Bonne lecture !
Du coté de l’école
Celle des « des petits » : On commence par là, car il faut le reconnaître, cela nous a pas mal occupé ce premier mois !!!(Ah ! ils voulaient s’occuper de leurs enfants.... » ) D’abord le CNED : on nous l’avait dit « usine à gaz » et très bon niveau, nous confirmons !! En tout cas niveau plus élevé que celui des deux petits Fleury au départ, donc on (a ?) rame(é) !! Au de but, nous étions très scolaires, faisant scrupuleusement tous les exos, et ce en maths - français mais aussi en anglais, éducation musicale, arts plastiques...Cout de l’opération : en temps, 3 heures chaque matin et au niveau psychologique, overdose certaine des parents et des enfants !!!Donc brainstrorming de l’équipe pédagogique locale et réorientation ! Résultat nouvelle méthode, moins scolaire, plus ludique et plus légère et tout va mieux !(photo)
Et celle des grands, mise en route des deux formations. Celle de Laurent , sérieuse et bien faite, avec comme cas à étudier : l’amélioration de l’accès aux soins au ...Burkina Faso !! Difficile de faire mieux ! Pour Vero, le sérieux de la formation reste à confirmer, par contre le coté charlatanesque a plus de chance de se confirmer...Néanmoins un premier devoir écrit et envoyé en santé publique pour Laurent et un en art thérapie pour Véro ! Ouf !
Du coté de la vie quotidienne et familiale (hors école....)
Motivation principale de ce tour du monde, le temps familial subi un véritable « electrochoc » -voulu mais certain !- par cette petite balade dans le vaste monde... Nous voulions faire arriver de l’air dans le confort heureux de notre routine quotidienne installée à Bagnolet plage. Pari gagné ! Un vent d’harmattan est arrivé force variable. Exactement comme dans les rues de Bobo à cette période. Tous les équilibres installés sont à reconsidérer.
Individuellement et pour chacun, mais aussi familialement. La place relative du « familial » par apport à l’ensemble des domaines où peut éventuellement se situer les enjeux habituels d’une vie est, pour nous, majeure et affichée comme telle ! Cela augmente donc les « enjeux » de ce domaine (tous les œufs dans le même panier » et nous oblige à apprendre à gérer cela...
A titre individuel, pour la première fois les »réseaux sociaux » sont les mêmes- grande différence avec Paris, où chacun - à son réseau social -professionnel et amical -A titre individuel aussi, ce voyage re-questionne- la place , la légitimité de chacun où pour utiliser les « gros »mots le sens. Là encore, motivation évidente du voyage, ce questionnement - n’est pas forcement confortable. L’inconfort se situe sur la place- légitimité-sens-utilité- de notre projet « éminemment familial » -et donc -centré sur le noyau familial- dans des pays ou tant serait à faire en dehors du dit noyau familial ! ! En résumé, à titre individuel, il faut donc « gérer » la culpabilité de s’occupe de « soi », même si le soi se décline en noyau familial ! L’absence de contraintes professionnelles participe au fait que nous devons changer l’habitude de répondre à des « il faut » et de les remplacer par « j’ai envie », ce qui n’est ni si habituel ni si simple -au risque de l’indécence- ! « Le voyage étant une façon, non d’avoir de nouveaux yeux mais un nouveau regard » . Nous confirmons que ce genre de balade dans le monde, par les changements occasionnés autant que par ce que nous rencontrons et ce que nous voyons, questionne -c’est voulu aussi- le sens et les valeurs de vie (surtout pour Hugo !!!) . Le contexte africain, ce qu’on y voit, sent, comprends et vit impacte fortement cette réflexion-encore la voulue et souhaitée - mais là non plus pas forcement confortable. Les grands de notre équipée familiale font -bon ? usage des livres-cadeaux sur le Tao et du livre des sagesses et pensées ....Pas sûr qu’une année y suffisent !
L’ami Gilbert (photo avec Hugo) vient nous aider dans la maison trois fois par semaine et garde les enfants de temps en temps. Ces éclats de rire sont précieux ! . Gilbert est une vraie chance dans notre séjour. Au-delà des cours de cuisine, trois fois par semaine, c’est surtout les discussions avec lui sur son pays qu’il nous raconte qui est une chance pour nous ! Son père étant enseignant, il a été à l’école jusqu’en troisième et parle très bien le français ce qui aide... Pour ce qui est de la cuisine, apprentissage du tô, des riz sauce, du fonio qui sèche sur la terrasse mais, comme dans tous les pays du monde, tout est dans les condiments, « les petits petits trucs » comme dit notre ami Gilbert et là réside encore un certain mystère...
Notre mode de transport-vélos- nous assure un certain succès et la petite famille de toubabous en vélo est aisément repérable...Elle sort du schéma classique des expats , tous munis d’un gros 4x4 ! Si nous avions opté pour une carriole à âne, fréquente ici, notre succès aurait été plus grand encore !
Du coté du « grain de thé » et de la vie sociale
Le « grain » signifie ici, le groupe d’amis, où on prend le thé et où l’on discute, lorsque ‘on passe le temps à se « visiter ». Activité importante, sauf mauvaise compréhension de notre part, activité du dimanche -jour de repos, mais aussi de la nuit. On ne l’a pas vu car avec nos deux boubous les promenades nocturnes dans Bobo sont limitées, mais on nous l’a décrit : le soir en se baladant dans les quartiers on croise plein de « grain » de thé... Alternance de jours ou nous restons « à la maison » ;et de ceux où nous allons en ville. Nous en avons profité pour répondre à quelques unes de vos interrogations : La ville de Bobo Dioulasso est jumelée avec Chalon en Champagne (et non Bourg en Bresse !) et le point culminant du Burkina est situé à 735 mètres et est le lieu d’une course cycliste. Le tour du Faso Les jours où nous restons à la maison nous organisons des « grains » de thé, comprenez invitons...Les jours où nous « allons en ville » , c’est essentiellement pour faire le projet « Globe conteurs » , aller à des spectacles au Centre culturel français , pour des plans « piscine » ou promenades dans la ville. Cependant l’ambiance des villes africaines entre la poussière de latérite, la pollution liée aux innombrables deux roues et les 38 degrés ...(photo) sont assez éprouvantes ! Malgré l’harmattan qui fait son apparition, il faut de l’énergie pour sortir ! D’ailleurs, information au passage : cela limite donc en parallèle le nombre de mail car il était couteux et compliqué de mettre Internet à la maison.
Donc des discussions et « grains » de thé (ou plutôt) de tô, ou foutou (plat ivoirier) , aloco : beignet de bananes plantains, ...avec des toubabous, « expatriés classiques ou moins ou des farafi. Cependant, il faut reconnaître, nous le savions et l’avions anticipé mais cela se confirme : Les relations avec les burkinabés ne sont pas simples. Il y a ,de façon évidente un facteur temps - nous ne sommes là que depuis 6 semaines, et pour trois mois en tout...et aussi, nos rencontres ne peuvent occulter le « décalage économique » du monde où nous vivons. Cela occasionne, de nombreuses discussions, entre nous. Pour résumer la position Vero, est persuadée que puisqu’il s’agit de relations humaines, les valeurs humaines « d’amour, d’amitié, de respect de l’autre.. étant universelles, elles peuvent donc arriver à créer une complicité et favoriser des relations vraies et empathiques. Probablement vrai mais, par rapport à une rencontre au café de Rambuteau..., il faut, pour la plupart des rencontres que nous faisons, dépasser le reflet de ‘l’apartheid économique de notre monde. En effet, notre statut de « toubabous » représente ici un tel moyen éventuel de « s’en sortir » que forcement et légitimement les relations humaines, pour la plupart, en sont impactées. Quelques -rares-rencontres semblent échapper à cela. ...... Autre difficulté pour nous, notre statut de »toubabous » nous fait rencontrés des africains de tous milieux sociaux, et qui ne se côtoient pas forcement. Les repères sont difficiles à trouver ! en tous les cas on n’a pas l’impression de les avoir ...
Le Centre culturel français est une vrai ressource avec depuis septembre une réelle politique ouverte menée par la nouvelle directrice, les autochtones y ont leur place ! ouf ! Cela semble être un vrai changement par rapport à la direction précédente... Donc dans les sorties, films de Jean Rouch, ingénieur des ponts, tombé amoureux de l’Afrique et ayant fait des films « ethno.. ». Regard intelligent sur ce continent qui nous aide..un peu... (restons modeste) à comprendre ce continent. Sinon pas mal de concerts, Diamine Drabaté (djembé) , Kanthala, (ngoni) . Pendant les concerts, le spectacle et contrairement à chez nous, presque plus dans la salle que sur scène. Joie et ambiance éclatante dans les rangs des spectateurs. La plupart montent chacun à leur tour sur scène pour danser et « soutenir » celui qui donne le concert. Chaleur, joie et spontanéité qui sont bien agréables. Théâtre « On t’appelle de Paris » , pièce fort drôle de deux burkinabés auteurs de pièce de théâtre arrivant à Paris pour travailler avec une troupe français aux théâtre des amandiers de Nanterre .Par exemple, ils disent à leurs amis parisiens « oh vous avez grossi ! » ce qui est un compliment ici, signifiant que la personne est en forme et n’est pas malade. Autre exemple, un des deux, arrivant dans l’appartement (visiblement une tour dans une banlieue de l’IDF, va faire une visite « de convivialité » à l’africaine à son voisin, l’accueil ne l’incitera pas à en faire d’autre... Au CCF également, ressources littéraires de livres d’auteurs burkinabés très instructifs. Ecoute de contes africains sur nattes au son du balafon... . Beaucoup de fictions relatives à des enfants africains dont certains peuvent être lue par Léa . Par exemple, « Le chemin de Gnaoua » de Youssouf Savadogo, raconte la migration d’un petit burkinabé de dix ans, vers la Cote d’Ivoire ou encore « Avaleurs de cadavres » qui décrit, de façon romancé, la succession des rites le long d’une vie d’un enfant africain au village. Nous oublions dans les « ressources CCF le cours de danse hebdomadaire de danse africaine (pas mossi -pas bobo) de Léa au même CCF avec François Naba (Merci à jean Baptiste du contact !!). Quant à Hugo, il a démarré les cours de djembé ce samedi avec le même professeur (photo) .
En règle, pour les concerts, nous y allons avec les enfants. Le CNED et l’absence de contrainte matinale permet cela. Pour les films, les enfants restent à la maison avec Gilbert.
; Du coté du projet « Globe conteurs » Disons tout de suite, que le projet a bien commencé -contrairement à ce que laisse imaginer l’état actuel du site-encore non disponible au public-il devrait l’être en mars ??.
En pratique nous allons tous le jeudi matins et un soir par semaine au centre périscolaire de Tounouma (photo+++) et travaillons avec les enfants et les animateurs. Pour résumer ce que nous avons déjà pu faire : présentation de la légende de la grotte du chat par Léa et Hugo, diaporama sur Catus dans les suites. Selon le principe d’échange, base du projet, ils préparent actuellement un conte sur la ville de Bobo-Dioulasso que nous irons illustrer avec eux (photos-films) dans les rues de bobo.
D’autres séances ont été consacrées à l’échange sur les « jeux de cour de recréation » -règles , illustration et pratique (merci à la classe de Léa pour les « supports », nous ramènerons de nouveaux jeux (Eyée, La versée, A qui jette,..) et avons pu apprendre ici des jeux qu’ils ne connaissaient pas : chat-perché, chat bougie, la tomate, l’épervier...). Les dessins autour des mots clés nous ont permis d’échanger autour des « maisons », « sports « les « doudous »...mais le dessin n’est pas ce qui marche mieux. La réponse aux questions des enfants de France et l’élaboration de questions par les enfants burkinabés fonctionne bien - la curiosité sur le monde est une qualité de l’enfance !! Nous envoyons prochainement par mail aux enfants de Catus et des Lilas, la « réponse « élaborée par les enfants d’Ici à leurs question s et une liste de questions que se posent les enfants d’Ici ??
La mise en route du projet nous demande pas mal de temps, d’abord préparation des séances mais surtout en aval, montage (clin d’oeil à nos amis réalisateurs..On confirme- que c’est un métier- et pas le nôtre !!!) donc -bricolage- des images pour leur montrer, pour résumer et garder une trace des choses faites, pour envoyer de façon un peu formalisé à Catus et aux Lilas. Si en 2007, nous avons le temps et la chance de pouvoir commercialiser quoique ce soit relatif à ces activités, nous nous sommes engagés à reverser les bénéfices-aux écoles d’Afrique, d’Asie et Marquises » avec qui aura été conduit le projet. Dans les discussions préalables au projet, nous précisons bien que rien de tel n’est sûr-loin s’en faut- et que le projet ne doit pas se faire -en comptant- et encore moins- pour- des bénéfices éventuels. L’atelier d’écriture itinérant -« les aventures de « Fouffy et les lunettes magiques » n’a pas encore repris, c’est prévu pour le mois de Mars. Nous démarrons, mardi 21/2 le projet dans une autre association « Association éducation sans frontière », à entendre sans frontière « socio-cu » : une équipe d’enseignants , essentiellement, mais aussi, peintre, danseur, conteur ont fondé cette association et y font du bénévolat pour scolariser gratuitement 48 enfants défavorisés.
La prochaine étape prévue est d’emmener les « Globeconteurs « dans une école de village. Ce projet amène les réflexions suivantes :
l’énorme intérêt d’avoir un projet à conduire avec les gens : en dehors du fait, qu’à un niveau familial, c’est un projet « fédérateur » et ce d’autant plus que le sujet -les contes -l’ecole et les lieux et mode de vie à Catus ou aux Lilas -nous permettent davantage d’impliquer nos enfants que la santé publique (encore merci à Pascal et Etienne !). Il y a un un rôle intéressant et positif au niveau familial de « porter un projet ensemble ». Par exemple, la répétition des petites saynètes que nous jouons pour illustrer « la légende de la grotte du chat » est une activité ...inhabituelle pour notre famille et révélatrice ???
C’est grâce à ce projet que nous avons pu rentrer en contact avec beaucoup de burkinabés, à l’origine ou en charge d’initiatives qui force notre admiration. Ce projet nous aura fait faire des rencontres et suscité des discussions qui nous permettent une approche (modeste+++) du pays que nous n’aurions pas (ou aurions eu plus difficilement autrement)
En dehors de ces réflexions positives, les bémols ou questions et état d’âmes relatifs à ce projet sont es suivants :
- questions sur la « légitimité », la « place » »ou l « utilité » du projet pour les enfants d’ « Ici ». Moins évidente nous semble t-il qu’un projet de développement humanitaire en santé publique -notre domaine de compétences (à priori !!) - mais pour lequel nous n’étions pas prêts et qui ne correspondaient pas à la motivation première de ce TDM.
Difficulté non prévue-liée à la langue’ En fait très peu d’enfants comprennent et s’expriment en français. En général, tout doit donc être traduit ce qui change l’atmosphère.
Ecueil important nous demandant une grande vigilance et générant nombre de discussions des « globeconteurs » , pour ne pas tomber sur le « regardez comme c’est beau pour nous »..Difficulté d’autant plus grande, que, par exemple, spontanément, les enfants à la question « quelles sont les différences entre les maisons en France et celles dici ? » La réponse donnée n’est pas « en briques ou à étages.. » au lieu d’être de plain-pied, ronde s et en banco, la réponse donnée est « plus belles qu’ici »...
Du coté « touristique » :
Petite escapade au Mali
• Bon résumé de l’ami Etienne, pour ce « Festival sur le Niger » : culturellement intéressant et humainement plus que moyen...Comme souvent d’ailleurs, les endroits très « touristiques » ! Donc on a eu des images magnifiques plein la tête (photos) et les yeux et sur le plan humain et sur celui des émotions, moins magnifique ! ... Donc coup de cœur pour les promenades en pirogue sur le fleuve Niger, vraiment grandioses...Dans les surprises, nous croiserons, certes d’autres pirogues mais aussi un troupeau de vaches traversant le fleuve ... Visite du village des « potières » car il s’agit exclusivement de femmes...qui fabriquent la semaine des pots ; « canaris » et autres poteries utilitaires ou vases (vendus aux hôtels) et les cuisent le dimanche. Chaleur étouffante- énorme feux de paille -dans lesquels cuisent les poteries-, bains de teinture de la terre aux raisins sauvages- Impressionnant ! Les hommes sont soit pécheurs, agriculteurs ou forgerons. Promenade également dans un village de pécheurs d’une centaine d’habitants...
• Panoramique intéressant sur quatre jours de la musique, des danses, des contes de l’Afrique d e L’ouest. Là encore, frustrant de ne pas comprendre le bambara, le dioula et autres dialectes des chanteurs... Quelques courses de pirogue sur le Niger. Rencontres d’autres élèves de la classe de CM1 et de celle de 3 ème du CNED ... qui voyagent en camion avec un jeu d’échec à bord. Nous passerons une soirée avec eux et Léa fera une partie d’échec nocturne sur la rambarde face au Niger ! (photo) Pelerinage de « Dingassoba »
Le terme « touristique »est sans doute un peu inadapté. Nous comptons, y compris nous 4, 7 « toubabous » au milieu d’une foule de plus de plus de milliers de « farafi ».A la base, ils s‘agit d’un pèlerinage religieux-catholique- en fait, le cote « festif l’emporte et c’est un rassemblement de catholiques certes, mais aussi de musulmans animistes et autres..Petite grotte (photo) ou nous trouvons un peu d’ombre. Messe en plein air. C’est l’ami Gilbert qui nous entraine la dedans car ces copains animent la messe. Cette journée sera l’occasion d’une promenade en carriole à âne taxi - succès assuré !!!
Nous finirons cette promenade par un petit détour du coté de deux « coups de cœur ». d’abord les rencontres, car c’est quand même plus important que la vue d’une termitière ou d ‘un baobab, même très gros, non ??
Alors deux clins d’œil spéciaux : A l’ami Etienne, avec un grand merci pour nous avoir emmenés au « village » dont le nom signifie « au bout de la tête » où il a vécu un an. Grand merci pour sa « gouaille » en bambara - pour les plaisanteries à parenté comme s’il était né au fin fond du Mali ! (coup de chapeau pour les deux ans d’apprentissage aux Langues O avant de venir faire le médecin anthropo -cinq ans au Mali) et au-delà de cela- et surtout ?- pour ce qu’il est Désolé pour ta modestie Etienne !! Mais vraiment moment passé ensemble « . Revitalisant ! » En tous cas pour nous !!! Clin d’œil à notre discussion à la terrasse du Golfe à Segou, qui a généré pour la suite du TDM des « globe conteurs », l’instauration de l’échelle de « revitalisation »
Autre clin d’œil, la rencontre, Kevin et Gabriel- 34 ans environ mais à eux deux !....Rencontrés à Segou, lors du festival puis trajet commun dans le bus Ségou Bobo. Trajet fatiguant car suite à des informations contradictoires, nous manquerons le bus climatisé. Partis après le bac de France, via 35 heures de bus pour le Maroc et l’Afrique noire. Bravo pour l’idée, la réalisation.. On espère que leur idée d‘année sabbatique après le bac donnera des idées aux petits Fleury ! Un petit accent du sud ouest - prés de Montauban, bien agréable aux oreilles, est donc rentré dans la maison. Parlant parfois de cabécous, puisque les parents de Gabriel en fabriquent. Nous nous féliciterons de leur avoir ouvert notre porte pour deux nuits et des moments qui ont coulés de façon bien douce. Grand merci à eux, de leur jeunesse, leur intelligence, de leur maturité et leur enthousiasme ! Cela nous a vraiment donné envie d’avoir des grands enfants et pour dire la vérité : cela nous aussi beaucoup flatté qu’ils passent du temps avec nous sans trop d’ennui apparent en tous cas- On ne parlera même pas de l’exclamation de Kevin quand il a su notre âge « oh, vous ne les faites pas » Exclamation qui semblait sincère- un vrai bonbon sucré ! Revitalisant+++. Mais c’est vrai, ce dont nous avions l’intuition semble se confirmer, mener la vie que l’on souhaite et qui vous ressemble -après avoir réfléchi à quoi elle devrait avoir l’air- faire des choix et en payer le prix, va du coté de la vie et donne un coup de jeunesse. Incontestablement !!
Voilà, nous terminons cette balade en espérant que vous avez évité les chutes, l’ennui et autres aléas des promenades. Et pour finir, au-delà des souffrances et de la tristesse de ce que nous pouvons, parfois, croiser, voir, sentir ou approché reste et cela est une admiration constante pour nous, le nombre d’éclats de rire entendus par jour, les visages aux sourires éclatants et le mot est faible ! rencontrés. La capacité à faire la fête, à se saisir d’un djembé, à faire un brin de musique et à danser. Une grande leçon de vie, survie ? ou en tous cas de sagesse !